Les techniques de liposuccion se sont beaucoup développées ces dernières années.
Depuis leur introduction par Y.G. ILLOUZ dans les années 80, il a semblé que d’autres méthodes avaient surplanté la liposuccion : l’utilisation des ultra-sons, l’utilisation du laser, tentative de faire fondre la graisse par des injections médicamenteuse percutanées, régimes, etc…
Ces essais thérapeutiques butent sur un phénomène très particulier : les cellules graisseuses profondes et qui sont hypertrophiées par un contenu hyper graisseux les transformant en cellules obèses ne peuvent être vidées autrement que par le maniement d’un aspirateur qui va perforer leur paroi, aspirer le contenu et par là même détruire la cellule productrice.
Mais la liposuccion, même bien pratiquée ne détruit pas toutes les cellules graisseuses : en effet, certaines cellules qui ont le potentiel de devenir des adipocytes gras, sont maigres au moment de la première liposuccion, puisqu’elles sont écrasées par leur voisine.
Elles peuvent donc être se re-développer et re-stocker, imposant une retouche chirurgicale entre 6 mois et 1 an après la première opération.
D’où l’importance fondamentale d’encadrer la liposuccion par un régime alimentaire qui doit précéder et suivre l’acte opératoire.
L’association des ces deux méthodes permet de contenir autant que faire se peut la poussée des graisses profondes qui sont orientées et développées par la pression génétique.
Par ailleurs, il ne faut pas confondre la liposuccion avec une alternative chirurgicale telles les anneaux gastriques ou les by-pass qui sont des opérations chirurgicales lourdes, et qui permettent de perdre jusqu’à 60, 80 ou 100 kilos après l’acte opératoire.
Ces opérations destinées aux très grands obèses, permettent de leur sauver la vie, mais entraînent des conséquences inesthétiques importantes sous la forme d’excédent cutané.
Toutefois les graisses profondes ne disparaissent pas après les actes opératoires majeures, tels les by-pass ou agrafages gastriques.
Bien souvent, il sera nécessaire d’associer une liposuccion aux traitements de re-drapage cutané, une fois que ces grands amaigrissements massifs auront été obtenus chez ces patients.
Ainsi la place de la liposuccion reste tout à fait fondamentale dans l’arsenal thérapeutique du chirurgien esthétique.
Il s’agit bien d’une opération, car même pour une opération de liposuccion légère sur un seul site, le fait de perforer la peau et d’aller en profondeur comporte un certain nombre d’inconvénients, de risques et de complications : infections, irrégularités cutanées, insuffisance d’ablation graisseuse, mauvaise répartition de la liposuccion etc…
Aussi la responsabilité du chirurgien étant engagée, cela justifie une information préalable, une bonne analyse de chaque cas, une grande disponibilité du praticien qui va pratiquer ce geste opératoire.
Ceci dit, la liposuccion garde son caractère extraordinaire et magique qu’ILLOUZ a imaginé d’une façon merveilleuse : une opération à grande conséquence volumétrique au travers de toutes petites incisions quasiment invisibles ! C’est l’illustration même de la chirurgie esthétique triomphante des années 2000 !
Pour plus de précisions, se reporter au site www.vladimir-mitz.com
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